Épargne Malin
Projets

Épargner pour les études de ses enfants

Les études supérieures représentent, pour beaucoup de familles, la dépense la plus lourde après le logement. Elle a toutefois un avantage rare : sa date est connue dès la naissance, ce qui laisse quinze à dix-huit ans pour s'y préparer.

La rédaction Épargne Malin

Deux étudiants souriants travaillant dans une bibliothèque

En bref

Le coût principal n'est pas celui des droits d'inscription, généralement modérés dans le public, mais celui du logement et de la vie courante lorsque l'enfant étudie loin du domicile familial. Le budget varie fortement selon la ville et la filière. Puisque l'échéance est connue très tôt, un horizon long est disponible : un support de long terme peut convenir tant que l'enfant est jeune, à condition de sécuriser progressivement à partir de ses quinze ans.

Chiffrer le coût réel

L'idée reçue veut que les études coûtent cher à cause des frais de scolarité. En France, c'est rarement le poste principal, sauf dans certains établissements privés.

Les postes de dépense d'un étudiant, par ordre de poids
PosteRemarque
LogementDe loin le premier poste dès que l'étudiant quitte le domicile familial
Alimentation et vie couranteSecond poste, relativement stable
TransportVariable selon la distance et les abonnements étudiants
Droits d'inscriptionModérés dans le public, très variables dans le privé
Matériel et fournituresConcentré en début d'année

La différence de coût entre un étudiant restant au domicile familial et un étudiant logé dans une grande ville est considérable — souvent d'un facteur trois ou quatre. C'est cette variable, plus que la filière, qui détermine le budget.

L'avantage de l'horizon connu

C'est ce qui distingue ce projet de tous les autres : dès la naissance, vous savez que l'échéance se situe environ dix-huit ans plus tard. Aucune autre dépense importante n'offre une telle visibilité.

Un horizon aussi long change complètement les possibilités. Il permet d'envisager des supports dont la valeur fluctue, puisque le temps disponible laisse la place à l'absorption des baisses — à condition de sécuriser à l'approche.

Une progression possible selon l'âge de l'enfant
Âge de l'enfantHorizon restantLogique
0 à 10 ansPlus de 8 ansHorizon long, une part de supports variables peut se concevoir
11 à 15 ans3 à 7 ansRéduction progressive de la part exposée aux marchés
16 ans et plusMoins de 3 ansSécurisation complète, montant certain à l'échéance

Testez ce que donne un versement mensuel modeste commencé tôt, sur dix-huit ans.

Simuler un versement dès la naissance

À qui appartient cette épargne ?

C'est la question la plus importante, et la moins anticipée. Elle a des conséquences très concrètes, et il vaut mieux y répondre avant d'ouvrir un support que le jour des dix-huit ans de l'enfant.

Un livret ou un compte ouvert au nom de l'enfant lui appartient. À sa majorité, il en dispose librement, quel que soit l'usage prévu par les parents. C'est un choix parfaitement légitime, à condition d'en être conscient.

Une épargne constituée au nom d'un parent reste à sa main : il décide du moment et de l'usage. Cette solution offre plus de contrôle, mais l'argent fait partie de son patrimoine et de sa succession.

Pourquoi commencer tôt change tout ici

Sur un projet à dix-huit ans, l'effet du temps est spectaculaire, et il joue exactement comme pour la retraite.

Un versement modeste entamé à la naissance produit, sur dix-huit ans, un résultat qu'un effort bien plus important entamé au collège n'atteindra pas. La durée fait une partie du travail à votre place, et c'est ici qu'elle est la plus accessible puisque la date est connue d'avance.

Un dernier point pratique : les cadeaux d'anniversaire, de naissance et de fêtes versés sur ce support plutôt que dépensés représentent, cumulés sur dix-huit ans, une somme qui n'a rien de négligeable.

Les erreurs à éviter

  • Ne budgéter que les droits d'inscription, en ignorant le logement qui est le premier poste.
  • Attendre l'entrée au lycée pour commencer, et perdre l'essentiel de l'horizon disponible.
  • Ouvrir un support au nom de l'enfant sans avoir mesuré qu'il en disposera librement à 18 ans.
  • Conserver une part exposée aux marchés à un an de l'entrée dans le supérieur.
  • Ignorer les bourses et aides au logement, qui réduisent sensiblement le besoin.

Questions fréquentes

Combien coûtent des études supérieures en France ?

Cela dépend surtout du logement. Un étudiant restant au domicile familial coûte bien moins qu'un étudiant logé dans une grande ville, où le loyer devient le premier poste. Les droits d'inscription dans le public restent modérés, contrairement à certains établissements privés.

Quel support choisir pour cette épargne ?

Cela dépend de l'âge de l'enfant. Un horizon supérieur à huit ans permet d'envisager des supports variables ; à l'approche de l'échéance, la priorité devient la certitude du montant disponible.

Faut-il ouvrir le support au nom de l'enfant ?

Les deux options se défendent. Au nom de l'enfant, l'argent lui appartient et il en dispose à sa majorité. Au nom du parent, celui-ci garde la maîtrise de l'usage. L'essentiel est de choisir en connaissance de cause.

Un enfant peut-il avoir un Livret A ?

Oui, dès la naissance, avec les mêmes plafond et fiscalité qu'un adulte. Le LDDS, en revanche, est réservé aux personnes majeures. Un livret jeune peut s'y ajouter à partir de 12 ans.

Sources

À lire ensuite

Passer du guide au chiffre

Le calculateur applique ces mécanismes à vos propres montants. Gratuit, sans inscription, et rien ne quitte votre navigateur.

Faire une simulation

Ce guide fait partie de la rubrique Projets.